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avec ceux qui font bouger la scène artistique de miami (toute l'année)

i-D est encore une fois parti explorer les rues et recoins de Miami à la recherche des talents artistiques qui font bouger la ville tout au long de l'année. En voici douze.

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déc. 12 2017, 11:13am

Pour la deuxième année consécutive, nous avons souhaité mettre en avant la jeunesse qui contribue à l’essor culturel de Miami. Car si tous les regards convergent vers la Floride au moment d’Art Basel, il faut aussi regarder les artistes, designers, mannequins ou entrepreneurs innovants qui font battre le cœur de la ville tout le reste de l’année.

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Du rappeur-romancier-designer à la comédienne en passant par le performer qui bouscule la scène drag de la ville, voilà donc quelques-unes des figures qui font de Miami une ville débordante de créativité.

L'année dernière, on parlait d'eux.

Photographie Joshua Aronson

Nom : Akia Dorsainvil
Âge : 23 ans
Tu fais quoi dans la vie ? Du mannequinat, de la direction artistique et de la production d’événements.
Qu’est ce qui t’inspire dans cette ville ?
Le sud de la Floride traverse une période de reconstruction. La gentrification n’a jamais été aussi forte, des scènes ont disparu : ça a frustré beaucoup d’artistes et laissé un espace vide. Mais il se passe quelque chose autour de la scène DIY et je trouve ça très beau. Tout le monde se rassemble pour essayer de voir comment créer de l’art et des espaces pour remplir ce manque.
Quelle est la pire idée reçue au sujet de Miami ?
Qu’il n’y a aucune profondeur ici ! Le sud de la Floride a beaucoup de choses à offrir… Il y a beaucoup de mouvements qui tordent le cou à ces préjugés, du collectif FemPower à l’émergence d’une visibilité queer, notamment dans le monde de l’art. Le festival de cinéma Third Horizon célèbre le talent des cinéastes indépendants et l’éclat du cinéma caribéen. La solidarité est forte dans la communauté issue de la diaspora afro-caribéenne.
Comment vois-tu Miami dans quelques années ?
Un vrai melting-pot d’identités et de brassage génétique, en particulier entre les descendants africains et les Taïnos ! Nous n’avons pas pris conscience de l'impact de l'esclavagisme et mesuré combien ce déplacement de population avait pu être important dans les relations qu’entretiennent les habitants avec leur ville. Ce serait génial de voir plus de cinéma, de photographie et d’œuvres littéraires centrés sur les parcours de ces habitants du sud de la Floride.
Tu as créé la série « Sheanigans » il y a seulement quelques mois. Comment cette idée t’est-elle venue ?
Comme une nécessité. Je voulais faire quelque chose de cool et d’innovant à Palm Beach. C’était une façon de dire : « Hey, voilà ce que j’écoute avec mes potes en ce moment, si tu es ouvert d’esprit et que tu as envie de découvrir de nouveaux sons, alors tu peux danser et t’éclater autant que nous ! »

Nom : Antonia Wright
Âge : 5 ans et demi (si on compte en années chien)
Tu fais quoi dans la vie ? Je suis artiste.
Comment vois-tu le futur de Miami ?
Plus de bonnes choses, une solution pour l’élévation du niveau de la mer et, je l’espère, plus de transports publics.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
Je commence une nouvelle performance autour d’une installation qui s’appelle Control à Spinello Projects. J’ai créé un piston qui tire des barrières pour contenir la foule, comme un pistolet au milieu de la galerie. C’est particulièrement intense.
Tu as déjà mené des projets partout à travers la ville, qu’est-ce qui t’excite dans le fait de travailler à Miami ?
Miami est un mélange de beauté pure et de courage. Un jour, j’ai vu un homme se shooter à l’héroïne sous le pont près de mon studio tandis qu’une famille de lamantins nageait à quelques mètres de lui. Ce n’est pas ce qui m’excite particulièrement, mais c’est cette dualité que j’essaie de refléter dans mon travail. Miami est en train de grandir, et en tant qu’artiste, j’ai le sentiment de grandir avec elle.
Qu’est ce qui te permet de recharger tes sources de créativité ?
L’océan ! Si je travaille sur un projet et que j’ai des décisions à prendre, je vais courir sur la plage et je finis toujours par trouver une réponse.

Nom : Max of Homestead
Âge : 21 ans
Tu fais quoi dans la vie ?
Le plus important est sans doute la musique, mais j’ai aussi réalisé des court-métrages, écrit un livre (qui n’est pas génial cela dit) et fait quelques projets graphiques ici et là.
Qu’est ce qui t’inspire dans cette ville ?
J’ai la chance d’avoir grandi dans un tel melting-pot. J’ai l’impression qu'il existe autant de façons de vivre que d'habitant à Miami – chacun semble vivre en accord avec ses racines. J’aime l’idée que sans venir forcément du même milieu, on puisse cohabiter et rester sur la même longueur d’onde.
Comment vois-tu le futur de Miami ?
Ce sera la première ville sous-marine.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
Faire le maximum d’événements gratuits et me saouler la gueule. L’Art Basel est toujours très aléatoire pour moi, mais peut-être que je vais juste aux mauvais endroits.
Au-delà de la musique, tu travailles dans d’autres domaines. Comment parviens-tu à mener de front des projets aussi différents ?
Pour moi, la connexion se fait par l’écriture. Elle est à la racine de tout ce que j’entreprends et c’est l’endroit où je veux être vraiment bon. Je n’ai peut-être pas encore découvert la carrière de ma vie mais j’ai la certitude que, peu importe où je finirai, il y aura forcément une forme d’écriture à la base de mon travail. L’équilibre peut être dur à trouver. Mes amis se foutent de moi parce que je passe mon temps à répéter ça, mais pour moi, l’important est de trouver le juste milieu. Dans tout. Le Bien et le Mal. Le vice et la vertu.

Nom : Queef Latina
Âge : 26 ans
Tu fais quoi dans la vie ?
En journée, je travaille en tant que « designer technique », ce qui est juste une expression à la mode pour désigner un tailleur. Je crée des vêtements pour la grande distribution, qui sont vendus chez Walmart, Target, Amazon, etc. Le soir et le week-end, je travaille dans le monde de la nuit. Je me produis parfois sous le nom de Queef Latina, mais j’œuvre aussi en coulisses sur de la production d’évènements, de la coordination de shootings photo et il m’arrive d’assister d’autres performers.
Comment imagines-tu Miami dans quelques années ?
J’ai chaque matin un peu plus l’impression que Miami ressemble à Manhattan plutôt qu’à un paradis tropical et ça me rend triste. Le pire dans tout ça, c’est que des développeurs continuent de construire sans se soucier une seconde de l’histoire des communautés ou de la vie des habitants.
As-tu vu la scène drag évoluer et prendre plus d’importance ?
La scène drag de Miami a une tradition de grand spectacle : il s’agit avant tout d’un divertissement mainstream à destination des touristes. Quand j’ai commencé à m’y essayer il y a quelques années, j’ai dû faire face à beaucoup de résistance. Des drags plus reconnues postaient des commentaires négatifs sur les réseaux sociaux, affirmant qu’une drag poilue ou portant une barbe n’était pas une véritable drag, qu’il était impératif de correspondre à un stéréotype rétrograde pour être considéré comme drag-queen. Ce que j’adore dans la scène drag, c’est qu’elle est aujourd’hui devenue très inclusive - même les queens qui nous critiquaient ont changé d’avis, et le phénomène ne cesse de prendre de l’ampleur. Ça m’excite de voir tous ces nouveaux types de performers et d’artistes qui repoussent les limites, je ne parle même pas des drag-kings, de bio queens et de tout ce qui a fait suite à cette nouvelle ère de drag.
Tu as prévu quoi pour Wigwood 2018 ?
Wigwood 2018 va être deux fois plus important cette année, il faut donc se tenir prêt pour beaucoup, beaucoup de surprises !

Photographie Joshua Aronson
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Nom : Tama Gucci
Âge : 20 ans
Que fais-tu ?
Je suis chanteur, compositeur et mannequin.
Quelle est la pire idée reçue au sujet de Miami ?
Que la météo est parfaite. Une minute il fait soleil et celle d’après c’est la tempête !
Ça fait quel effet de voir sa musique sélectionnée par des maisons de renom comme Chanel ?
C’est incroyable ! Je compose tous mes morceaux dans ma chambre, donc c’est fou de se dire qu’ils peuvent atteindre des maisons comme Chanel ou Coach. C’est très excitant !
Dans quelle mesure ta mode et ta musique se croisent-elles ?
Ma musique est la manière la plus facile de parler de mes sentiments et de mes émotions. C’est très naturel, et la mode aussi. Je suis convaincu que quand tu te sens beau, bien habillé, tu renvoies quelque chose de très attirant. Et quand je me sens bien je fais de la musique qui raconte comment je me sens. C’est l’effet domino ! Ma musique parle pour moi, ma garde-robe aussi.
Qu’est-ce qui t’excites le plus dans la scène R&B de Miami, et qu’est-ce que tu voudrais y voir changer ?
Ce qui m’excite, c’est le fait qu’elle soit très fraîche, et que tous les talents fous de R&B que j’ai eu l’honneur de rencontrer sont tous très authentiques. Et tout ça est en train de grandir sous mes yeux ! J’aimerais cependant qu’elle soit encore plus inclusive de tous et de tous les genres, toutes les préférences sexuelles. Et qu’elle soit plus expérimentale ! Il n’y a pas de schéma fermé expliquant ce que doit être le R&B, alors on devrait se lâcher davantage !

Photographie Joshua Aronson

Nom : Maria Piracci
Âge : 21 ans
Que fais-tu ?
Je suis mannequin, manager réseaux sociaux et créatrice de contenu. À côté de ça, je suis directrice artistique et styliste pour des shootings photo.
Quelle est la pire idée reçue au sujet de Miami ?
Tout le monde pense que Miami se résume aux clubs, aux plages nudistes et aux vieux millionnaires. Alors qu’il y a une superbe scène d’artistes, de producteurs, de mannequins et de créatifs de tous bords. On dirait que les gens ne vont chercher le cool qu’à Los Angeles ou New York, et qu’ils considèrent Miami comme une simple destination touristique.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
Je suis juste pressée de voir tous les artistes venir ici pour partager leur musique et rassembler tout le monde. C’est comme une grande réunion !
En quoi Miami inspire-t-elle ton style et ton esthétique ?
Miami inspire énormément mon style : rien que la chaleur, qui me permet de « free the nipple » et de ne jamais porter de soutif. J’adore le fait de pouvoir porter un crop top hyper court et un Levi’s tout déchiré sans que personne ne me juge. Tous les films qui ont été tournés ici sont une grande source d’inspiration aussi.
Comment tu fais pour jongler entre des contrats avec de grandes marques et des projets locaux à Miami ?
Le fait de travailler avec des marques locales à Miami m’a beaucoup aidé à travailler avec des marques nationales, justement. Quand je shoote à Miami, je peux être moi-même et dépasser ma zone de confort. Alors quand je me retrouve sur le set d’une grande marque comme Converse ou Express, je suis plus à l’aise avec moi-même et les clients apprécient.


Photographie Joshua Aronson

Nom : Jessi Nite
Âge : Je suis trop âgée pour répondre à cette question !
Que fais-tu ?
Je suis artiste.
Quelle est la pire idée reçue au sujet de Miami ?
Qu’il n’y a que la nuit qui compte ici. Miami est bien plus agréable à vivre le jour, dehors à la plage, les pieds dans l’eau ou en forêt. Les gens qui choisissent de rester vivre ici finissent tous par saisir cet aspect de la ville.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
J’ai été commissionnée sur trois projets très spéciaux pour Instagram Stories, tous basés sur l’aspect éphémère des choses. J’ai aussi deux nouveaux travaux à FAIR, la première foire entièrement féminine, c’est très excitant. Et pour finir, je fais équipe avec DACRA pour recouvrir la façade d’un immeuble dans le Design District.
Qu’est-ce qui te fait graviter autour de l’art textuel, et qu’est-ce qui t’inspire dans ce médium ?
J’imagine que j’ai pas mal de choses à dire ! J’ai une perspective et un récit précis que je fais passer à travers toutes mes œuvres textuelles, mais le texte c’est toujours très marrant : la même chose peut vouloir dire plein de choses différentes selon les gens qui la lisent. Et c’est là-dessus que j’aime jouer, dans cette espace de significations multiples. Les œuvres basées sur du texte peuvent avoir un impact très fort sur les gens, ça leur semble souvent très personnel, un peu comme une chanson peut l’être.
Y a-t-il une de tes installations qui résume « ton » Miami ?
J’aime beaucoup « High Hopes ». Elle est installée à Little Haïti. Pour moi, elle résume bien la dualité entre développement urbain et nature de cette ville.

Nom : Andrew Downtown
Âge : On a lancé la marque en août 2016, mais on a ouvert la boutique en avril 2017 : on a un an.
Que faites-vous ?
On est une marque et une boutique de skate basée à Downtown Miami.
Qu’est-ce qui vous inspire à Miami ?
Miami transparait dans tout ce que l’on fait, des designs de nos planches au matos en passant par nos vidéos et les événements qu’on organise. Tout est orienté sur Miami et inspiré par Miami.
Vous avez prévu quoi pour Art Basel ?
Au cours de la semaine, on a la release party d’un fanzine pour notre ami Danny Gonzalez, du groupe Jacuzzi Band, et une nouvelle vidéo de skate avec toute l’équipe. Tout ça se passe à la boutique. On est aussi en train de concevoir une rampe de skate pour l’espace « Juxtapose Projects », juste à côté du shop. Donc on va skater là-dessus pendant toute la semaine.
Comment s’est formé le crew Andrew Downtown ?
C’est venu de gens qui se connaissaient depuis longtemps, qui faisaient du skate ensemble, qui traînaient chez Manolo – notre café cubain local – et qui se racontaient des conneries. On se rejoignait tous sur à peu près tout. On a tous de fortes personnalités, mais on ne se prend jamais trop au sérieux. Dans notre crew il y a des artistes, des musiciens, des designers, des DJ, des entrepreneurs. On forme un groupe très complet, mais c’est notre amour du skate et de la culture skate qui nous rassemble.
Qu’y a-t-il d’unique à Miami et qui inspire les designs de votre marque ?
La culture de Miami, c’est le street skate. On n’a jamais eu de skateparks comme ils peuvent en avoir en Californie, alors les skateurs sont contraints de s’habituer aux trottoirs, aux escaliers, aux rampes, à tout ce que tu trouves dans la rue.

Photographie Joshua Aronson

Nom : Nick León
Âge : 24 ans
Que fais-tu ?
Je suis compositeur, producteur et DJ.
Qu’est-ce qui t’inspires à Miami ?
L’afflux constant de gens et de cultures venues de partout m’inspire et m’apprend beaucoup de choses. Je pense aussi que la météo locale a un impact énorme sur le son de ma musique.
Comment tu vois le futur de Miami ?
Je vois Miami devenir le centre névralgique de tout un tas d’idées et de musiques avant-gardistes, avec la même influence culturelle que des endroits comme New York ou Los Angeles.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
J’officie en tant que DJ à plusieurs reprises et je fais tout faire pour ne pas manquer Björk à Mana.
Comment ta musique en solo, très électro, influence les productions que tu fais pour des artistes comme Denzel Curry et Robb Banks ?
J’utilise ma musique comme un moyen d’explorer le design et les textures sonores. J’essaye d’apporter avec moi toutes ces recherches en studio quand je collabore avec d’autres artistes.

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Nom : Corey Damon Black
Âge : 13581 ans
Que fais-tu ?
De la direction artistique et du design… J’aime juste créer des choses, pour être honnête.
Tu as prévu quoi pou Art Basel ?
Je sèche les cours cette année.
Tu m’as dit il y a un moment que tu considérais le cinéma comme ton médium de prédilection. C’est toujours le cas ?
Pour le moment oui. J’en suis arrivé à un point où je veux simplement faire de l’art, qui se traduira ensuite dans des films entre autres, mais oui c’est toujours ma passion. Je ferai un film un jour. Mais ce n’est pas ma priorité. Je le ferai quand je serai prêt. J’ai une idée sur laquelle je travaille depuis un petit bout de temps. C’est trois films, d’ailleurs, donc quand je m’y mettrai je les ferai tous les trois à la suite !
Comment tu gères l’anxiété et la dépression de telle sorte qu’elles ne te fassent pas dévier de ton processus créatif ?
En créant, justement. Plus je crée, moins je suis anxieux et c’est pareil pour la dépression. Je souffre des deux, mais d’une certaine manière ça nourrit tout ce que je fais. Mais c’est une lutte quotidienne. Certains jours sont plus difficiles que d'autres. Je regarde ça comme des vagues. Ça va, ça vient, et ça finit par se calmer pendant un moment. Etre conscient de tout ça, c’est aussi ce qui m’aide à garder le contrôle de ma vie.

Nom : Zack Mars
Âge : 25 ans
Que fais-tu ?
Pour faire vite : je suis manager d’artistes et de créatifs en tous genres, et j’organise des fêtes.
Qu’est-ce qui t’inspires à Miami ?
Le brassage de cultures, les gens et cette vibe qui n’existe qu’à Miami et dans les tropiques.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
Je vais aller voir les présentations artistiques, traîner avec mes potes, avoir tout un tas de conversations et d’expériences inspirantes, et quelques fêtes. Dimanche j’ai une fête de prévue au Basement de l’Edition Hotel.
Comment l’arrivée de Miami au premier rang du rap a changé la fête et la nuit de la ville ?
Je ne dirais pas que ça l’a changée tant que ça, mais c’est très agréable d’entendre de plus en plus de morceaux d’artistes originaires du coin, joués à des fêtards qui viennent du monde entier.
Tu penses que c’est difficile de se faire une place à Miami, dans la musique ou dans la mode ?
Oui, peu importe où tu es. Mais je pense qu’Internet a changé les règles du jeu, peut imposte où tu te trouves, si tu fais des choses extraordinaires, les gens finiront par le voir. Et si la bonne personne tombe dessus, tout peut aller très vite.

Nom : Lauren Reskin
Âge : 35 ans
Que fais-tu ?
Je suis la fondatrice et gérante de Sweat Records. Je suis DJ, je programme des musiques d’ambiance pour des hôtels et des restaurants et je co-anime Art Loft sur la radio South Florida PBS.
Quelles sont les pires idées fausses que l’on se fait sur Miami ?
Penser qu’on est idiots et qu’on se fout de tout. Tous les soirs de la semaine, il y a un nombre fou de propositions culturelles/intellectuelles dans cette ville. Il suffit de choisir. C’est assez bluffant de voir à quelle point les gens s'engagent de plus en plus ici. Il y a des problématiques civiles qui sont soulevées, des initiatives populaires, et un nombre croissant de start-ups très actives, beaucoup de petites entreprises, et un développement incroyable dans la nourriture et la boisson.
Comment tu vois le futur de Miami ?
Sans toutes les personnes passionnées qui bossent dans les domaines que je mentionnais juste avant, Miami deviendrait sûrement un enfer de luxure sous-marin. Mais nous sommes des milliers à travailler dur pour faire de Miami une ville plus équitable, engagé et agréable à vivre.
Tu as prévu quoi pour Art Basel ?
Je bosse toujours pas mal en tant que DJ à cette période, mais autrement j’essaye de profiter au maximum. Je me rends aux foires, je vais aux concerts, aux événements spéciaux. Une semaine avant, je me pause et je prévois un plan d’attaque.
Comment est la scène DIY à Miami ? Comment a-t-elle évolué ?
On a toujours eu une scène DIY assez forte ici, simplement parce qu’on est géographiquement assez isolés. Ceci dit, on a encore des espaces relativement accessibles à disposition, et une somme de talents extraordinaires, donc quelqu’un de suffisamment motivé arrivera à faire tout ce qu’il veut ici. Récemment, la compagnie de pressage SunPress Vinyl s’est installée à quelques kilomètres au nord de chez nous. On est vraiment très excités à l’idée d’avoir des vinyles pressés localement, et on va relancer notre label en interne.
Quelle est la contre-culture propre à Miami qu’on occulte le plus ?
On l’apprécie surtout localement, mais on a une scène noise et expérimentale de classe mondiale.

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